Choeur d'Hommes du Pays Vannetais

Hors de Portée2

Affiche CHPV Hors Portee(500)

« Hors de portée »

Théâtre équestre avec récitants et chœur.

                                                            Un spectacle hors des sentiers battus.

Difficile de sortir des sentiers battus de concert en concert. 

hors de portee11rOn pourrait penser qu'au fil des ans tout a été fait et qu'il suffit de s'en tenir aux recettes bien établies.

Mais dans le chant comme dans la vie, la surprise est au coin de la rue....au gré des circonstances et de la volonté opiniâtre de certains d'aller au-delà.

Le spectacle « Hors de portée » en a offert une parfaite illustration.

Les circonstances tiennent au hasard de la présence au même moment parmi nous de deux solistes, cavaliers émérites, le baryton Christophe Malet et la soprano Mélodie Gasulla. Christophe Malet joua l'entremetteur avec Patrick Massé, directeur du théâtre équestre de Bretagne, sis en centre Bretagne,  à la Chapelle  Gaceline, près de La Gacilly,

Notre Président Géraud Martin, sauta sur cette idée et prenant – si j'ose dire – le taureau par les cornes, la porta avec courage et opiniâtreté car l'idée rencontrait au mieux une réserve polie, au pire un vrai scepticisme parmi nous. Aller chanter dans le crottin,   entourés de grands animaux un brin  inquiétants ne soulevait pas a priori l'enthousiasme.

Il fut le grand concepteur de l'opération, depuis l'idée du nom « Hors de Portée » jusqu'au dessin de l'affiche et le choix des textes littéraires, dont il participa à la lecture : Monsieur Loyal dans la création du spectacle mais aussi dans tout  son déroulement :

Bien lui en a pris car ce spectacle fut un grand succès, malgré des débuts un peu  difficiles.

La première répétition sur place nous laissa une impression mitigée : nous étions plantés sur une estrade, il faisait froid et nous ne nous n'entendions pas nos voix et très mal le piano dans ce volume sans réverbération.

Mais une répétition plus tard, les ajustements nécessaires, la sono, les jeux de lumière et tous les cavaliers présents, la donne avait changé, et laissait augurer un beau spectacle.

Il eut effectivement lieu le samedi 30 septembre, à guichet fermé  devant une salle comble.

hors de portee3rTrois orateurs, Géraud, Ariane  et Bartek, petits points de lumière blanche sur la grande piste,  dialoguaient entre eux par la lecture de textes introduisant les tableaux et les reliant les uns aux autres. Pour cela, Géraud avait réuni des textes de tous les horizons de la littérature  d' extraits de  "l’écriture des pierres" de Roger  Caillois, de la Genèse, du « Maître et Marguerite » de Boulganov, du" Roi des Aulnes" de Michel Tournier,   de « la belle anglaise »  de Gabriel de Lataignant,    du « Rubaiyaât" d’Omar Khayyâm (poète iranien du XIIIème siècle, )  , ou encore  du «  pèlerinage à Chartres » de Péguy

Sous la conduite de Malgorzata, les chanteurs  donnèrent de la voix : « Lux Aurumque », « O Magnum Mysterium », « Dirait-on », mais aussi le « Gaude Mater Polonia »  ces chants parmi d'autres prenaient un sens particulier dans ce lieu improbable mais chargé d'une véritable féerie, nous immobiles et droits dans l'obscurité tandis que les chevaux tournoyaient autour de nous  à la lumière des flambeaux.

Le rayon lumineux désigna à un moment une frêle ballerine et un grand cheval sans cavalier esquissant ensemble d'émouvants petits  pas.

Et vint le clou du spectacle  en plusieurs étapes  sous la forme de chants avec solistes et chœur :

hors de portee10rMélodie  sur son cheval blanc, donnant  le long et difficile solo de « l’Alto Rapsody » de Brahms,

hors de portee8rChristophe, altier  sur son grand cheval noir, coiffé d'un grand chapeau, entonnant l'air du « Toréador ».

Enfin Mélodie  chantant le Habanera de Carmen,

Si les choristes absorbés par la conduite de Malgo   n'étaient pas vraiment en situation d’admirer le jeu des cavaliers,  ils n'en furent pas moins admiratifs de la performance de ces deux solistes, capables de conjuguer leur difficile partie musicale avec la conduite des chevaux, engagés dans des figures gracieuses mais  complexes

hors de portee6r

Après le grandiose chant des Pèlerins de Wagner le spectacle fut conclu par le chant « Conquest of Paradise » composée par  Vangelis Papathanassiou,  pour le film « 1492 Christophe Colomb », entonné tout à la fois par le Chœur et les spectateurs en un grand moment de communion musicale.

Lors du  final,  les choristes et  les cavaliers se retrouvèrent, les deux solistes faisant pour l'occasion mettre genoux à terre à leurs chevaux, sous les ovations d'un public conquis.

Nul doute que ce spectacle inclassable – intégrant des éléments de concert classique, de chorégraphie équestre et de textes poétiques – et finalement proche dans son esprit de la féerie du cirque aura offert un moment marquant pour nous même comme pour le public présent.

Un très grand merci tout particulier  à Patrick Massé de nous avoir fait confiance en nous ouvrant avec enthousiasme les portes de son théâtre équestre.

 

 

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